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MANAGER OU COACHER ? CHAMBERY - ANNECY - GRENOBLE

Manager ou coacher, faut-il choisir ?

 

Pas si on dirige un cabinet de coaching, bien sûr. On sera alors manager et coach. Manager quand on dirigera son entreprise, coach quand on travaillera avec ses clients.

 

La question qui se pose alors est : en tant que manager, doit-on utiliser le coaching envers ses collaborateurs ?

 

Le manager ne peut coacher au sens plein du terme. Ce n'est pas son rôle dans la mesure où l'on attend de lui qu'il prenne des décisions, qu'il donne des conseils, qu'il arbitre, qu'il soit un leader, bref tout ce qu'un coach n'est pas ou ne doit pas être.


En effet le coach doit aider son coaché à aller d'un point de départ vers un état désiré en l’aidant à définir un objectif smart, à connaitre ses limites pour les dépasser, ses croyances pour les surmonter si nécessaire, ses valeurs et ses talents pour les utiliser comme ressources. Il doit enfin faire en sorte que son coaché mette en oeuvre les stratégies et les actions qui lui permettront d’atteindre son objectif. Il n'est donc pas question ici d'appliquer les techniques du management. 


En revanche, il nous a semblé très intéressant pour un manager d'utiliser les techniques du coaching, lorsque les circonstances s'y prêtent.

 

1 - le coaching individuel :

 

Tout d'abord les cas où le mode coaching est inapproprié. En général les crises ne peuvent se gérer qu'en mode directif. Dans ces cas-là, on attend du manager qu’il soit un leader, un chef, qu’il indique le chemin à suivre, qu’il prenne les décisions et qu’ils en assume la responsabilité.

 

En revanche, dans des cas précis (motivation, doutes, problèmes personnels), il nous semble que le manager pourra utiliser le coaching. Ce pourra même être une bonne chose, cette méthode d'accompagnement permettant d'aider lors des phases de transition.

 

Enfin, il y a toutes les situations où le manager pourra utiliser le « mode coaching », c’est-à-dire certains outils du coaching, comme le questionnement et la reformulation, par exemple. En effet, le facteur temps étant important, il parait difficile de coacher pendant huit à douze semaine un collaborateur pour un problème qui doit se résoudre dans les jours qui viennent. Mais on pourra, par des questions, des reformulations ou d’autres outils, faire en sorte que le collaborateur trouve la solution de son problème. Bien sur, sous la responsabilité du manager. Et en dernier ressort, c’est toujours le manager qui prendra la décision, au cas ou le collaborateur ne parviendrai pas à trouver la solution.

 

Autre exemple, lors d'un entretien individuel annuel, le manager peut très bien fonctionner en partie en mode coaching, en utilisant le questionnement, il pourra ainsi guider son collègue à la manière d’un coach, avoir du feedback par rapport à lui-même. 


Cependant il n'aura jamais la neutralité d'un coach car il reste le supérieur hiérarchique et bien entendu la performance de son subordonné influence directement les siens.

 

2 - le coaching d’équipe

 

Le manager pourra coacher l'équipe, soit pour la motiver, soit pour l'unir (en cas de restructuration, par exemple, quand une entreprise en rachète une autre), soit pour faire en sorte que l'objectif de la direction devienne l'objectif de l'équipe, que l'équipe s'approprie cet objectif, le fasse sien, ne se contente plus de faire simplement son travail, mais s'investisse d'avantage.

 

Dans ce cas il pourra utiliser les services d'un facilitateur pour lui permettre de participer aux discussions et essayer de faire oublier qu' il est le supérieur hiérarchique. 


Il peut aussi jouer le rôle du coach et efficacement utiliser les étapes du coaching.
Analyser le temps présent afin de recueillir du feedback, parler des valeurs de l'équipe de ses limites de ses besoins et de ses croyances.


L'état désiré lui permettra de connaître les aspirations de son équipe de les confronter avec les siennes et d’essayer de les faire coïncider. 
L'objectif est bien sûr fixé, il pourra cependant faire en sorte que l'équipe se l'approprie. Peut-être pourra-t-elle l'amender. L’équipe pourra/devra faire en sorte qu'il soit smart. 
Passer les obstacles sera une étape importante car elle doit permettre à chacun de vérifier si l’objectif est atteignable,  et le manager pourra sereinement travailler avec ses collaborateur sur les stratégies et les plans d'action.

 

Dans cet exemple il sera absolument essentiel qu'un climat de confiance existe entre le supérieur hiérarchique et son équipe .Un patron autocrate n'aura aucune crédibilité dans un exercice de ce type. 

 

Il est important de dire qu' un manager qui serait tenté de faire une utilisation excessive du mode coaching pourrait rapidement se trouver en difficulté, dans la mesure où ses collaborateurs pourraient percevoir cette façon de faire comme de la faiblesse, comme un manque d'autorité, une incapacité à décider.

 

Ensuite, bien sûr, le coaching sera différent selon que l'on a affaire à un comité de direction d'une grosse entreprise, ou au personnel d'une petite agence de publicité, par exemple. Les objectifs ne sont pas les mêmes. Mais l'idée générale, qui consiste à fédérer les individus autour d'un projet, reste la même. Le coaching peut permettre à l'équipe d'être plus performante dans la recherche de l'atteinte de l'objectif.

 

Evidemment, la décision finale appartiendra toujours au manager. C'est lui qui fixe l'objectif à atteindre. Mais la façon d'atteindre cet objectif peut changer, selon que le manager agisse d'une façon autoritaire, ou alors utilise le coaching. On pourrait alors parler peut-être de management doux. Certains parlerons peut-être de manipulation, mais l'entreprise n'est-elle pas comparable à un bateau, petit ou gros, et le but final n'est-il pas de rejoindre la port ? Si on arrive à faire que l'équipage soit heureux et fier d'être à bord, n'est-ce pas la moitié du travail qui est fait ?

 

3 - la supervision

 

Un bon manager peut se comporter vis à vis de ses collaborateurs comme un superviseur. Dans ce cas les techniques apprises pourront être appliqués avec succès, il pourra entre autres fonctionner en mode coaching ou en mode conseil.
La grande différence entre un superviseur et un manager c'est que le manager est responsable des décisions prises par les subordonnés. 
Le superviseur lui ne l'est pas, le coach est le seul responsable vis à vis de son coaché. 
La supervision peut être un outil pour les managers entre eux.

 

Manager ou coacher faut il choisir ?

 

Il nous semble que la question ne se pose pas tout à fait en ces termes. 
Le manager n'est pas un coach et un coach n'est pas un manager.
En revanche, le manager peut utilement utiliser les techniques du coaching dans le cadre de sa mission, mais sans oublier qu'il reste le "Responsable".
Il devra faire très attention à ne pas tomber dans la manipulation.

Il serait intéressant que les managers soient formés aux techniques du coaching, de façon à pouvoir les utiliser à bon escient, car le coaching peut être contre-productif lorsque il est utilisé à contre-emploi. Il est très bien de faire du coaching sans le savoir, mais la connaissance de la technique et de la posture du coach serait un plus. De toutes façons, le management doit être adaptée à la situation, toujours, et le manager doit utiliser tout les outils à sa disposition.

 

S'adressant à trois maçons qui travaillaient, le prince demanda :

"Que faites-vous ?".

Le premier maçon répondit : "je travaille".

Le deuxième : "je construis un mur".

Le troisième enfin : "je bâtis une cathédrale".

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